CHIRURGIE
Une chirurgie adaptée à chaque patient
La chirurgie viscérale à Nyon ne se résume pas au choix d’une technique.
Chaque situation nécessite d’abord une évaluation individuelle prenant en compte la pathologie, les symptômes, les examens réalisés, les antécédents, les caractéristiques du patient et les différentes possibilités thérapeutiques.
Lorsqu’une intervention est indiquée, plusieurs approches chirurgicales peuvent être envisagées selon la situation : chirurgie conventionnelle ouverte, laparoscopie ou chirurgie robot-assistée.
Le choix de l’approche opératoire fait partie intégrante de la stratégie chirurgicale.

La chirurgie n’est pas une réponse automatique
La première question n’est pas de savoir quelle technique opératoire utiliser, mais de déterminer si une intervention chirurgicale est réellement indiquée.
Selon la situation clinique, différentes stratégies peuvent être discutées : surveillance, traitement médical, adaptation du mode de vie, traitement endoscopique ou intervention chirurgicale.
Cette décision repose sur l’analyse de la situation dans son ensemble.
Lorsque plusieurs options raisonnables existent, leurs principes, leurs bénéfices potentiels, leurs contraintes et leurs risques sont discutés lors de la consultation.
L’objectif est de proposer une prise en charge cohérente avec la situation médicale du patient.
Une même intervention peut parfois être réalisée par différentes approches
Lorsqu’une intervention est indiquée, la voie d’abord peut varier selon la pathologie et le geste à réaliser.
Trois grandes approches peuvent notamment être utilisées en chirurgie abdominale :
Chirurgie conventionnelle ouverte — Elle permet d’accéder directement à la zone opératoire par une ouverture de la paroi abdominale dont les caractéristiques dépendent de l’intervention réalisée.
Chirurgie laparoscopique — Elle utilise plusieurs accès de petite taille permettant l’introduction d’une caméra et d’instruments chirurgicaux.
Chirurgie robot-assistée — Elle constitue une forme de chirurgie mini-invasive dans laquelle le chirurgien contrôle des instruments robotisés depuis une console dédiée.
Ces techniques ne doivent pas être considérées comme une hiérarchie.
En chirurgie viscérale, le choix dépend notamment de l’intervention prévue, de l’anatomie, des antécédents chirurgicaux, de la complexité du geste et de la situation individuelle.

Des moyens différents pour accéder à la zone opératoire
La différence la plus immédiatement visible entre chirurgie ouverte et chirurgie mini-invasive concerne la manière d’accéder à la zone opératoire.
En chirurgie conventionnelle, l’accès est réalisé par une ouverture adaptée à l’intervention.
En chirurgie mini-invasive, plusieurs accès séparés permettent l’introduction d’une caméra et des instruments nécessaires au geste chirurgical.
Cette différence d’accès ne permet pas, à elle seule, de déterminer quelle technique convient à un patient donné.
L’objectif reste avant tout de réaliser l’intervention prévue dans des conditions adaptées à la situation clinique.

La chirurgie mini-invasive par laparoscopie
La laparoscopie permet au chirurgien d’opérer à l’aide d’une caméra et d’instruments introduits dans l’abdomen par plusieurs accès dédiés.
L’image de la zone opératoire est transmise sur un écran et guide le geste chirurgical.
Cette technique est aujourd’hui utilisée pour de nombreuses interventions de chirurgie viscérale et digestive, un domaine représenté en Suisse par la Société Suisse de Chirurgie Viscérale.
Son utilisation dépend néanmoins de l’intervention envisagée et de la situation du patient.
Une autre modalité de chirurgie mini-invasive
La chirurgie robot-assistée reprend le principe de la chirurgie mini-invasive tout en interposant une interface robotisée entre les mouvements du chirurgien et les instruments opératoires.
Le terme « robotique » peut prêter à confusion.
Le système ne décide pas de l’intervention et n’opère pas de manière autonome.
Le chirurgien reste aux commandes de l’intervention.
Ses mouvements sont transmis aux instruments robotisés par l’intermédiaire de la console.
Un système directement contrôlé par le chirurgien
Avec le système Hugo™ RAS, le chirurgien travaille depuis une console ouverte.
Il visualise le champ opératoire sur un écran et contrôle les instruments à l’aide de commandes manuelles.
Les mouvements des instruments résultent des actions effectuées par le chirurgien.
L’équipe chirurgicale reste simultanément présente auprès du patient.
Cette organisation conserve donc deux dimensions complémentaires : le chirurgien à la console et l’équipe au contact du patient.

Des bras robotisés indépendants autour du patient
Une particularité du système Hugo™ RAS réside dans son architecture modulaire.
Les bras robotisés ne sont pas regroupés sur un unique chariot central.
Ils sont installés sur des chariots mobiles indépendants pouvant être positionnés autour de la table opératoire en fonction de l’intervention.
Cette configuration permet d’organiser l’installation du système en fonction du geste chirurgical prévu et de l’environnement du bloc opératoire.

Une décision adaptée à l’intervention et au patient
Le choix entre chirurgie ouverte, laparoscopie et chirurgie robot-assistée ne repose pas sur la technologie seule.
Il dépend de plusieurs paramètres qui doivent être analysés ensemble : nature de la pathologie, intervention envisagée, anatomie, antécédents chirurgicaux, complexité prévisible du geste, conditions techniques, expérience chirurgicale, situation générale du patient.
Une approche mini-invasive peut être appropriée dans certaines situations et ne pas l’être dans d’autres.
De même, l’utilisation d’une assistance robotique ne constitue pas en elle-même une indication opératoire.
La technologie reste un moyen au service de la stratégie chirurgicale.
De la consultation à la récupération postopératoire
Une intervention programmée s’inscrit dans un parcours plus large que le seul temps opératoire.
Consultation — La situation clinique est analysée et les différentes possibilités thérapeutiques sont discutées.
Préparation — Lorsque l’intervention est décidée, une préparation préopératoire adaptée est organisée.
Intervention — L’intervention est réalisée selon la stratégie opératoire retenue.
Après l’intervention — La surveillance et la récupération postopératoires sont progressives et dépendent notamment de l’intervention réalisée et de l’évolution individuelle.

Une technologie au service d’une décision médicale
L’évolution des techniques chirurgicales offre aujourd’hui plusieurs possibilités pour réaliser certaines interventions.
Chirurgie ouverte, laparoscopie et chirurgie robot-assistée ne constituent cependant pas trois niveaux d’une même hiérarchie.
Ce sont des approches différentes dont l’utilisation doit être adaptée à la situation.
La décision repose d’abord sur la pathologie, le patient et l’intervention à réaliser.
La technologie intervient ensuite comme un outil permettant au chirurgien de mettre en œuvre la stratégie opératoire retenue.
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Une consultation à Nyon permet d’analyser votre situation, vos examens et les différentes possibilités de prise en charge.
